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‘En tant que service’ : cauchemar ou excellente carte à jouer ?

Nous avons rédigé l’article suivant pour la plateforme Circubuild – www.circubuild.be

ETAP Lighting International et Jansen The Building Company ont parlé respectivement de l’éclairage en tant que service et des plafonds climatiques en tant que service. DOX Group possède également une certaine expérience de l’acoustique en tant que service. Quant à BIS|Econocom, elle a installé pas moins 6 000 panneaux de signalisation numérique en tant que service à l’aéroport de Schiphol (Pays-Bas) et des projets-pilotes d’énergie en tant que service sont également en cours. Il est clair que le développement du produit en tant que service soit en marche, même si cette marche est encore prudente.

1. Vous restez propriétaire du produit que vous louez

2. Un travail administratif plus rigoureux

La facturation périodique augmente le risque de défaut de paiement. Au lieu d’émettre une seule facture de vente, votre département Comptabilité doit préparer 36 factures de loyer (si le contrat de location porte sur 36 mois), ce qui représente une réelle charge administrative. Le risque de défaut de paiement augmente et est étalé sur une beaucoup plus longue période.

3. Vous avez besoin de plus de capitaux 

4. Vous êtes responsable de la reprise du matériel à la fin du contrat de location 

Comme vous restez propriétaire du matériel, vous devez prévoir la reprise du matériel en location à la fin du contrat. Pour beaucoup, cette réflexion est bien loin de leur fonctionnement actuel. Car il y a de nombreuses questions à se poser : disposez-vous de l’espace de stockage nécessaire et des moyens de transport requis ? Avez-vous prévu un marché de seconde main ? Les prix vont-ils, pendant cette période, augmenter ou diminuer ?

Ni un obstacle, ni un cauchemar




Une entreprise sur deux loue les devices mobiles qu’elle propose via son plan cafétéria

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La tendance est au financement

En Belgique, la part de marché du leasing des investissements est estimée à maximum 8 %. La majorité des entreprises de notre paysage économique préfère donc acheter plutôt que louer. Mais la situation est tout à fait différente lorsqu’on se penche sur le leasing opérationnel des devices dans le cadre d’un plan cafétéria :

« La moyenne passe à 50% et la tendance ne fait qu’augmenter. Logique quand on comprend l’avantage d’une seule facture hors bilan comparée à des mécanismes comptables plus complexes pour l’achat de centaines voire milliers d’appareils. Une question de simplification » explique Christian Levie – Deputy Managing Director Lease chez Econocom.

CAPEX vs OPEX

La combinaison d’un plan cafétéria et de la location de matériel IT est aussi avantageuse pour le collaborateur que pour l’employeur. Christian Levie compare le mécanisme à celui déjà bien répandu du leasing automobile.

« L’utilisateur profite d’un matériel plus adapté et performant sans pour autant en être propriétaire immédiatement. Le matériel est mis à sa disposition et une option de rachat sera calculée en fin de contrat. De son côté, l’organisation échappe à une complexité administrative inutile, les durées d’amortissement sont plus courtes et tout est réglé via une seule facture mensuelle. En d’autres mots, vous passez d’un mode CAPEX à OPEX en comptabilisant hors bilan. »

Leasing et plan cafétéria

Louer ou acheter reste une question de stratégie propre à chaque entreprise. Tout comme la mise en place d’un mécanisme de rémunération flexible en mode employee choice d’ailleurs.

Compte tenu de la simplification apportée par une formule de leasing opérationnel, très peu d’entreprises optent pour un mixe d’achat et de location. « Une décision qui serait contradictoire vu les avantages liés à notre formule de location. Une fois que les paramètres du plan cafétéria sont bien définis, nous proposons un contrat-cadre basé sur une estimation en fonction du client. Les collaborateurs intéressés passent leurs commandes, nous assurons la logistique de livraison pour enfin calculer les loyers effectifs et les valeurs résiduelles » souligne Christian Levie.

« L’expérience utilisateur ne s’arrête pas là puisque comme dans le cas d’un achat, il profite de nos services à haute valeur ajoutée. De la commande à la livraison et au service technique, tout est prévu » ajoute Paul Verdonk, spécialiste du programme Plan cafétéria chez Econocom.

Les banques en mode leasing ?

La formule de location de matériel IT a déjà séduit cinq grandes dont Belfius. On pourrait croire à une erreur de calcul, mais non, il s’agit d’un changement de paradigme tout à fait logique selon Christian Levie. « Ces cinq banques travaillent avec des effectifs de personnel très importants. Une fois de plus, la gestion administrative, comptable et logistique du déploiement des devices n’est pas à sous-estimer. Les faibles taux d’intérêt de l’argent dont elles disposent en interne ne font alors pas le poids avec les bénéfices de l’externalisation d’un tel processus. »