« Il y a peu de projets dans lesquels nous avons l’occasion de mettre des forces vives du groupe autour de la table pour évoquer des opportunités de croissance », confie Alexandre Murati. C’est chose faite avec le plan stratégique qui tourne à plein régime, avant de livrer ses conclusions finales mi-novembre. Revue de projet.
« Le projet se déroule selon le calendrier prévu, lance Alexandre Murati qui pilote le projet, et nous disposons désormais des premières conclusions de nos travaux ». A charge dans les prochaines semaines, comme prévu dans le calendrier initial, de définir les trajectoires business et financière, et de procéder aux différents arbitrages. Annoncé en début d’année et lancé en mai dernier, le plan stratégique du groupe a donc tourné à plein régime autour de l’été et amorce sa phase de finalisation.

Premières conclusions
Objectif : identifier dans les métiers et les pays des opportunités de croissance qui permettront au groupe de passer à 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit un quasi doublement en cinq ans. Un changement de taille ambitieux, qui passera par la croissance organique de nos métiers, mais aussi par une croissance externe importante.
Tout au long de l’été, les travaux se sont tenus pour chacun de nos cinq métiers, sous forme d’ateliers en présentiel dans les différents pays du groupe et de sessions de travail. Cet exercice a permis, grâce à une forte implication du management, d’analyser les tendances de marché et de sélectionner, par métier et par géographie, des pistes concrètes pour développer nos offres. Et cela aussi bien dans nos métiers historiques sur des sujets en développement – par exemple, autour du poste de travail – que sur d’autres opportunités porteuses, comme dans le reconditionnement ou l’audiovisuel.
Cohésion et alignement
« C’est un exercice extrêmement intéressant, confie Mathilde Saint-Pol, la patronne de TMF, qui donne l’occasion de vrais moments d’échanges. Ça crée une forme d’unité, de cohésion et d’alignement ». Jean Pierre Overbeek, qui dirige la nouvelle activité audiovisuelle du groupe, évoque de son côté « la forte ambition du plan et la volonté de développer un nouveau chapitre de la vie du groupe » et souligne combien « le développement des synergies entre pays et activités est attendu par nos clients ».
Qu’en disent précisément nos clients ? Du côté des forces principales, sont notamment mises en avant la proximité avec eux, une grande connaissance de leurs besoins, une forte capacité à adapter nos offres et notre réactivité dans le dialogue commercial. Parmi les améliorations possibles, il nous faut être davantage capable d’adopter une vision 360° au-delà de nos propres silos, donc d’être un vrai conseiller auprès d’eux pour les inviter à prendre des décisions. La qualité de notre delivery peut être aussi améliorée car nous faisons souvent du sur-mesure, et nos clients peuvent parfois avoir l’impression de s’adresser à plusieurs partenaires alors qu’il y a un acteur Econocom.
Il nous faut continuer à être différent et unique,
tout en progressant sur l’approche globale des problématiques des clients
En un mot, il nous faut continuer à être différent et unique, tout en progressant sur l’approche globale des problématiques des clients (infrastructure, audiovisuel, circularité). A la tête de l’activité reconditionnement, Eric Dehouck confirme tout l’intérêt de cette approche à travers cette nouvelle activité du groupe. « Nos clients posent de plus en plus la question du cycle de vie du produit. Le développement du reconditionnement nous permet de nous positionner comme partenaire de nos clients tout au long du cycle de vie du produit, et même au-delà quand se pose la question du renouvellement de leur matériel. Mais il permet aussi d’offrir une solution vertueuse qui s’inscrit pleinement dans une démarche d’économie circulaire ». Une approche qui permet, en somme, de combiner intelligemment économie, environnement et société.





