NommĂ© dĂ©but 2020 directeur gĂ©nĂ©ral du groupe Econocom en charge de lâensemble des activitĂ©s en France, Laurent Roudil revient sur lâimpact de la crise sanitaire et Ă©conomique dans le secteur des ESN, sur les atouts concurrentiels de ce groupe prĂ©sent en France et en Europe et qui a pris le virage « green IT ».
DĂ©cideurs. Vous faites partie du Top 10 des ESN françaises, pourÂriez-vous dresser un Ă©tat des lieux du secteur en 2020, annĂ©e marquĂ©e par la crise sanitaire ?
Laurent Roudil. LâactivitĂ© des ESN [Entreprises de Services NumĂ©riques, Ndlr] sera en retrait en 2020. En septembre, le marchĂ© Ă©tait attendu en contraction, entre moins six et moins dix pour cent. La seconde vague du Covid 19 et les reconfineÂments un peu partout en Europe font que ces perspectives se sont dĂ©gradĂ©es sans que nous nâayons de nouvelles estimations formelles. La situation Ă©volue toutefois diffĂ©remment selon les secteurs. Les ventes dâĂ©quipeÂments informatiques et tĂ©lĂ©com, par exemple, restent bien orientĂ©es tandis que le financement est trĂšs impactĂ© du fait du coup dâarrĂȘt donnĂ© aux investissements. Quant aux services, ils connaissent un retrait plus limitĂ©. Tous les acteurs du marchĂ© dont nous faisons partie espĂšrent un rebond Ă court terme, courant 2021. Cela dĂ©pendra de la date de sortie de crise et de la santĂ© financiĂšre de nos clients.
Quâen est-il de votre activitĂ© et de son Ă©volution au cours des derniĂšres annĂ©es ?
Nous restons confiants car nos mĂ©tiers sont sur des marchĂ©s porteurs. La crise a plus que jamais soulignĂ© le caractĂšre indispensable des investisÂsements IT pour le fonctionnement des entreprises et notamment le tĂ©lĂ©Âtravail ainsi que les relations clients Ă distance. Nous constatons chez nos clients, et assez logiquement, que les entreprises en avance de phase en matiĂšre de transformation digitale sâen sortent mieux que les autres. Lâoptimisation des coĂ»ts, plus que jamais nĂ©cessaire actuellement pour les entreprises, passe aussi par leur transformation digitale. En France, le plan de relance de lâĂtat pour le numĂ©Ârique devrait apporter des ressources complĂ©mentaires. En revanche, il est certain que cette crise modifiera la structure du marchĂ©. Comme en 2008, il est possible que la massifiÂcation des contrats pour optimiser les prix dans les grandes entreprises soit une tendance favorable pour les acteurs capables dâaccompagner les projets numĂ©riques de bout en bout.
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