Avec une date de fin de support fixée au 14 octobre 2025, Microsoft se prépare à tourner définitivement la page de Windows 10, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère avec Windows 11 comme unique système d’exploitation. Si la mise à niveau vers Windows 11 reste gratuite pour les utilisateurs actuels de Windows 10, elle s’accompagne d’une contrainte de taille : Microsoft a nettement relevé les exigences matérielles pour assurer la compatibilité. Installer Windows 11 sur un matériel non conforme pourrait engendrer des problèmes de performance ou une instabilité du système.
Selon un rapport de Canalys, 57 % des partenaires du secteur s’attendent à ce que la fin du support de Windows 10 influe directement sur les plans de renouvellement des équipements en 2024. L’étude estime également qu’environ un tiers des appareils seront mis à jour au cours des deux prochaines années.
Pour les prestataires de solutions informatiques, cette transition représente une opportunité majeure. La migration vers Windows 11 pave la voie à l’adoption de PC équipés de l’intelligence artificielle, en particulier dans le secteur professionnel. Windows 11 a été conçu pour exploiter des fonctionnalités avancées d’IA, telles que Microsoft Copilot et diverses améliorations alimentées par l’IA dans des applications comme Paint, Photos et Clipchamp.
Les nouveaux appareils dotés de Microsoft Copilot promettent de booster la productivité des utilisateurs, avec des fonctionnalités telles que la transcription automatique des réunions et la conversion des notes en présentations. Ces innovations pilotées par l’IA, associées à des dispositifs de protection renforcée contre les menaces et de prévention des pertes de données, positionnent Windows 11 comme une avancée significative par rapport à Windows 10.
Pour les clients préférant rester sur Windows 10, une solution existe toujours : Microsoft propose un programme de mises à jour de sécurité prolongées (Extended Security Updates – ESU), qui permet de continuer à bénéficier des correctifs de sécurité essentiels jusqu’en octobre 2028.
Les défis du programme Copilot+
Les PC équipés de la technologie Copilot+ de Microsoft (conçue pour exploiter l’IA), ont rencontré quelques obstacles lors de leur lancement. La fonctionnalité « Recall », prévue pour apprendre des habitudes des utilisateurs à partir de données issues d’e-mails, d’applications et de calendriers, a été supprimée à la dernière minute en raison de préoccupations concernant la protection des données personnelles. Microsoft envisage toutefois de réintroduire cette fonctionnalité en la rendant optionnelle, en chiffrant les données et en exigeant une authentification via Windows Hello, mais ce retard a suscité des interrogations sur la préparation du programme.
Autre écueil : la dépendance au processeur Snapdragon X Elite de Qualcomm, actuellement le seul compatible avec le programme Copilot+. Bien qu’AMD et Intel devraient proposer des processeurs compatibles d’ici la fin de l’année, Microsoft n’a pas encore annoncé de calendrier pour leur prise en charge. Cette dépendance à Qualcomm attire aussi l’attention sur le contentieux juridique en cours entre Qualcomm et la société britannique Arm Holdings, qui conçoit les puces des nouveaux ordinateurs compatibles avec l’IA. Une victoire d’Arm pourrait perturber la livraison des nouveaux appareils de Microsoft.
Malgré ces obstacles, les observateurs du secteur restent optimistes et anticipent une résolution de cette affaire avant le procès prévu en décembre.




