Géraldine de Grandi, directrice juridique du groupe Econocom, dispose d’une très solide expérience qui l’a amenée à collaborer aussi bien avec des groupes cotés que des entreprises familiales. En poste au sein du groupe depuis un mois et demi, elle nous raconte ses premiers pas …
Econocom Stories : Pouvez-vous retracer votre parcours professionnel ? Comment passe-t-on d’une entreprise de transport à une ESN, et comment s’adapte-t-on à des enjeux et un contexte forcément différent ?
Géraldine de Grandi : « Mon parcours professionnel s’étend sur 22 ans. Il a débuté chez Bouygues Offshore après l’obtention de mon doctorat en droit privé. J’ai évolué au sein de Bouygues Offshore, puis chez Alstom dans le secteur nucléaire, avant de prendre en charge les contentieux sensibles du groupe, jusqu’à son acquisition par G-E. Ma transition vers le groupe familial Séché Environnement a été formatrice, j’y ai constitué un département juridique. Plus tard, j’ai rejoint RATP Dev – la filiale développement de l’entreprise de transport- pendant 4 ans et demi avant de rejoindre Econocom. Pour un ou une juriste, l’essentiel est de posséder une vision globale, combinant une connaissance approfondie des activités de l’entreprise, des impératifs réglementaires et une capacité d’adaptation rapide. C’est cette vision qui permet de s’adapter rapidement à n’importe quel secteur et de prodiguer des recommandations essentielles pour la sécurité du business et la croissance de l’entreprise. »
E.S : Racontez nous vos premières semaines au sein du Groupe. En filant la métaphore politique, quelle est votre vision sur vos « 100 premiers jours » ?
GdG : « Je suis arrivée il y a un mois et mes premières semaines ont été dédiées à échanger avec les équipes juridiques, opérationnelles et managériales pour cerner les principaux enjeux. Cartographier les risques constitue ma priorité durant ces 100 premiers jours. L’identification et la priorisation des risques, ainsi qu’une intégration rapide dans l’entreprise, sont essentielles. Il faut cependant pouvoir dans le même temps s’approprier et avancer sur les dossiers quotidiens de manière assez immédiate, ce qui représente un challenge qui me motive particulièrement. Culturellement, j’ai été frappée par l’accueil chaleureux et l’énergie positive de l’équipe chez Econocom, fusionnant les process et l’organisation d’une grande entreprise moderne et agile avec un esprit familial. »
E.S : Quel est votre point de vue sur la montée en puissance du secteur de la tech et de l’innovation (ChatGPT par exemple) et les enjeux connectés en termes de litigation, compliance, etc. ?
GdG : « La tech et l’innovation, incarnées par des outils tels que ChatGPT, Bard ou MidJourney, vont à terme certainement offrir un gain de temps considérable, notamment pour des tâches juridiques chronophages. Cependant, une utilisation maîtrisée de ces outils est cruciale, exigeant des investissements en pédagogie et formation au sein de l’entreprise. Les outils d’intelligence artificielle comportent des avantages mais peuvent également présenter des risques, nécessitant une vigilance accrue. À l’avenir, l’IA libérera du temps pour se concentrer sur des tâches complexes. S’adapter rapidement à cette ère technologique est nécessaire pour prospérer. »





