La dépression est un handicap psychique que nous appelons handicap invisible : la personne qui en est atteinte peut souvent le « cacher ».
Nous parlons bien de handicap psychique, et non « mental ». Sont concernées des maladies aux noms qui font souvent paniquer : la schizophrénie, la paranoïa, l’anxiété généralisée, les troubles bipolaires, les troubles obsessionnels ou phobiques, et bien sûr la dépression chronique.
Saviez-vous que Abraham Lincoln, Winston Churchill, Louis XV et Martin Luther King étaient dépressifs ?
En France, on estime que près d’une personne sur cinq a souffert ou souffrira d’une dépression au cours de sa vie. Cette population représenterait selon l’Agefiph 16 % des personnes en situation de handicap, soit 600.000 personnes.
Il est d’ordinaire déjà difficile de parler de son handicap, encore plus au travail. Les personnes atteintes de dépression sont très touchées par ce tabou, puisque pour la plupart des gens, « dépression » signifie tristesse. Il faut savoir que cette maladie peut toucher n’importe qui, qu’une personne soit triste ou gaie, énergique ou paresseuse.
La dépression est une maladie qui se prévient, qui se traite et qui s’accompagne. Il ne faut donc pas avoir peur d’en parler et d’aller consulter. Des traitements efficaces existent, médicamenteux et psychologiques.
Pourquoi une RQTH ?
Le problème de la dépression, et plus globalement du handicap psychique, est d’accepter qu’il s’agisse d’un handicap. Parce que les personnes en situation de handicap ont les mêmes tabous et idées reçues que le reste d’entre nous, elles ont du mal à demander une RQTH (Reconnaissance Qualité Travailleur Handicapé). Le Handicap représente souvent pour eux une étiquette.
Pourtant, cette reconnaissance est souvent un premier pas vers l’acceptation et la prise de conscience qu’elles ne sont pas fautives. En outre, elle permet également d’en parler pour pouvoir bénéficier d’aménagement de temps de travail et surtout sensibiliser son équipe. En effet, la bienveillance de ses collègues peut permettre de contrebalancer en partie ce handicap et contribuer à la prévention de ses complications.





