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Journée mondiale des troubles bipolaires, changer de regard sur cette maladie



Depuis 2015, le 30 mars est la journée mondiale des troubles bipolaires, en hommage à la date de naissance de Vincent van Gogh (le 30 mars 1853), qui était lui-même atteint de cette pathologie qui touche 1  % à 2  % de la population.

Les enjeux de cette journée mondiale sont  :

  • Lutter contre la stigmatisation et changer le regard que l’on peut avoir sur ce trouble qui est une maladie comme les autres ;
  • Faciliter l’accès aux soins et réduire le délai entre les premières manifestations du trouble et la mise en place d’un traitement adapté spécifique.

Un trouble bipolaire est un trouble de l’humeur, avec des variations importantes. Souffrir de troubles bipolaires, c’est osciller entre :

  • les phases hautes (manies ou hypomanies) : l’hyperactivité, l’euphorie, l’irritabilité, la désinhibition, l’excitation, la compulsion (sexuelle, commerciale, financière) ;
  • et les phases basses (dépression) : la tristesse, le manque d’envie, la perte de plaisir, ou encore le désintérêt.

Les personnes bipolaires – ou maniacodépressives- souffrent de troubles du sommeil (insomnie et hypersomnie) et de l’appétit.

Les troubles bipolaires apparaissent souvent en réaction à un facteur déclenchant : il n’est pas rare de retrouver dans l’histoire personnelle du patient, une séparation, une perte d’emploi, un déménagement, ou une consommation régulière de substances illicites. Certains patients oscillant entre phases dépressives et phases d’excitation trouvent les périodes d’exaltation agréables, créatrices et craignent qu’un traitement, qui aura pour objectif de lisser leur humeur, ne les transforment en individus tristes et sans saveur.

Environ 40% des dépressions seraient en réalité des troubles bipolaires mal diagnostiqués. La bipolarité reste mal connue du grand public et empreinte à de nombreux préjugés. Pourtant, 2% de la population française, soit près de 1,3 millions de personnes, est concernée. Il s’écoule en moyenne 8 ans entre le début des troubles et la confirmation du diagnostic. Et en l’absence de traitements spécifiques – plutôt efficaces- les troubles bipolaires ont une répercussion importante dans tous les domaines de la vie : les désinsertions professionnelles sont nombreuses et le risque de divorce multiplié par trois.

La mise au point de traitements progresse, et même si les médicaments ne peuvent pas tout, ils permettent de stabiliser de nombreux malades. Par contre, les antidépresseurs sont à manier avec précaution, car ils risquent d’aggraver le mal.

 

Pourquoi demander une RQTH ?

Ce trouble apporte certains traits de caractère comme l’hypersensibilité et la créativité, qui peuvent apporter une plus-value dans le monde professionnel.

En revanche, les personnes souffrant de bipolarité ont des difficultés à conserver un emploi stable. Ils subissent des périodes de cessation d’activité et/ou d’hospitalisation. Le principal frein à l’insertion réussie d’une personne atteinte de cette maladie est l’écart important entre le début des troubles et le moment où ils sont diagnostiqués.

En effet, un bipolaire stabilisé avec suffisamment d’expertise sur sa maladie pourra travailler normalement. Néanmoins, en phase de dépression sévère, l’arrêt maladie est nécessaire. Celui-ci peut être ponctuel ou régulier, et nécessiter des aménagements de poste qui pourront être facilités par la RQTH.

En procédant par étapes, il est possible d’intégrer une personne atteinte de bipolarité au sein d’une équipe grâce à un accompagnement de qualité.

 

Afin de vous aider à mieux comprendre la diversité des situations de handicap et leur impact, accéder à notre plateforme dédiée d’e-learning : Hand’E-Passeport.

 

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