Rencontre avec Florian Veroncini arbitre pour la LNH !
Bonjour Florian, que fais-tu chez Econocom ?
Je suis responsable de lâĂ©quipe Maintien en Conditions OpĂ©rationnelles, au sein du service infrastructures mutualisĂ©es de Bordeaux MĂ©tropole.
Et en dehors dâEconocom ?
Je suis arbitre de handball Elite pour la LNH (Ligue Nationale de Handball) correspondant à la 1Úre division féminine et masculine, et en deuxiÚme division masculine.

Tu peux nous en dire plus ?
Jâai commencĂ© lâarbitrage il y a 15 ans, jâentrainai un peu, je jouai beaucoup et jâarbitrai Ă©galement, jâai dĂ» choisir de me lancer intĂ©gralement dans lâarbitrage ou de continuer en tant que joueur. Jâai choisi lâarbitrage. Cela a Ă©tĂ© payant car le niveau atteint aujourdâhui, je nâaurai jamais pu lâespĂ©rer en tant que joueur. Au fil du temps jâai gravi les Ă©chelons rĂ©gionaux et nationaux. Je fais maintenant parti du groupe Elite, câest-Ă -dire le plus haut niveau français (top 20).Â
Câest une passion trĂšs prenante qui mâenvoie aux 4 coins de la France chaque semaine. En dehors des matchs que jâarbitre, nous avons un entrainement physique trĂšs complet. Il faut ĂȘtre en excellente condition physique pour pouvoir suivre pendant les matchs. A chaque dĂ©but de saison nous avons un check up mĂ©dical complet (bilan sanguin, examens du cĆur, etc.). Ensuite nous sommes suivi par des prĂ©parateurs physiques qui nous donnent des programmes personnalisĂ©s de prĂ©paration, ainsi que des programmes tout au long de la saison.
Cette activitĂ© parallĂšle demande une flexibilitĂ© que me donne Econocom. Je remercie en particulier Laurent Garbouio et Alexandre Crouzet, pour leur soutien et la possibilitĂ© qui mâest donnĂ©e de pouvoir continuer cette passion, tout en assurant mes missions, ainsi que Frederic Aubert, chef du service infrastructures mutualisĂ©s Ă Bordeaux MĂ©tropole.

Quâest-ce que cela tâapporte ?
Le Handball et lâarbitrage mâapportent beaucoup de choses qui ne se limitent pas Ă la prĂ©sence sur le terrain. Câest un tout, du moment oĂč nous recevons la dĂ©signation, Ă la prĂ©paration du sac, le voyage, lâarrivĂ©e sur le lieu de compĂ©tition, la prĂ©paration, le match, et le retour. Cela mâapporte de la confiance en moi, une rĂ©sistance au stress sur le terrain mais aussi dans la vie de tous les jours, savoir prendre du recul sur les Ă©vĂ©nements pour prendre les bonnes dĂ©cisions quand il le faut, de la façon la plus juste possible. Ătre arbitre câest autant physique que mental, nous sommes lĂ pour ĂȘtre juste, il faut garder son sang-froid et sa luciditĂ©. Surtout devant un public de 3000 personnes, avec des camĂ©ras quand le match est tĂ©lĂ©visĂ©. Câest une remise en question permanente. Chaque semaine, nous analysons tous nos coups de sifflet Ă la vidĂ©o, afin de sâamĂ©liorer rencontre aprĂšs rencontre. Ce sont Ă©galement des valeurs dâexcellence, de persĂ©vĂ©rance, ainsi quâun investissement sans faille. Cela mâaide au quotidien en tant que manager et en tant quâhomme. Câest aussi un mĂ©lange de pleins dâĂ©motions : Excitation, peur, trac, âŠÂ Le public ne vient pas pour nous voir mais nous faisons partie du spectacle. On le sait, les joueurs se donnent Ă fond et les interactions sont fortes, il y a de gros enjeux derriĂšre chaque match, on se doit dâĂȘtre au maximum. LâentrĂ©e sur le terrain est toujours un grand moment, puis on se met dans ma bulle, on sâenferme mentalement pour faire abstraction de tout ce monde. Câest trĂšs intense ! Ensuite vient le coup de sifflet dâengagement, et câest parti, il nây a plus de places aux doutes, plus de peur, juste du plaisir et lâenvie de bien faire.

Une anecdote à nous raconter ?
Ăvoquer une seule anecdote est trĂšs difficile ! Je vois simplement le chemin parcouru et celui quâil me reste Ă faire. Sauf que maintenant, plutĂŽt que dâĂȘtre spectateur de ce monde qui me faisait rĂȘver, jâen fais partie et vis ce rĂȘve, en cĂŽtoyant les stars que je voyais Ă la tĂ©lĂ©vision Ă©tant enfant comme Daniel Costantini, Bertrand Gilles, JĂ©rĂŽme Fernandez et tant dâautres.
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